Mon tour du monde

Le Taj Mahal

 L'Inde, dernier pays des 11, dernière étape, dernier mois... J'attérie à New Delhi, là je retrouve Alex. Nous nous donnons rendez-vous dans le quartier des backpackers, Main Bazar. Cette rue grouille de vie, on manque de se faire rouler dessus par les rickshaws (tuk-tuks indiens) les motos ou les camions, les vendeurs nous sollicitent tous les 5 mètres et ceux qui ne parlent pas vous regardent avec insistance.

Après une journée passée dans la capitale, nous partons pour Agra. Cette ville fut longtemps la capitale de l'empire moghol. Nous trouvons très facilement un hotel très bon marché aux pieds du Taj Mahal, du toit duquel nous pouvons partiellement admirer l'édifice. Nous partons visiter l'imposant fort rouge. Construit par l'empereur Akbar, plus grand empereur de l'histoire moghol, constitué de grès rouge, Il abrite en son enceinte d'autres batiments eux entièrement en marbre blanc. Une fois sur le toit, les fenêtres dans le mur d'enceinte donnent sur la route, alors que je m'en approche pour scruter les alentours, mon regard est tout de suite attiré par cette énorme masse blanche à l'horizon, en bordure de la rivière, c'est la première vision complète que j'ai du mausolé, je mets du temps à me décrocher de la fenêtre pour poursuivre la visite.

 

 

Le Taj Mahal est construit par l'empereur Sha Jahan après la mort de sa deuxième épouse Mumtaz Mahal, alors qu'elle donnait naissance à leur 14eme enfant. Il représente l'amour puissant et éternel de l'empereur pour sa favorite. Tout le long de la visite, cette histoire tourne en boucle dans ma tête, et je ne peux m'empêcher, en regardant la magnificence du Taj, d'imaginer la beauté et la grandeure de cette femme qui à marqué l'histoire à jamais.

Passé la première porte, se trouve une permière court. Une fois dans l'axe de la deuxième porte, le Taj apparaît au bout des canaux où il se reflète. La seconde porte représente le passage du monde des vivants vers le monde du repos éternel. On a beau s'y être préparé, s'être répété 3000 fois la veille que l'on va voir le Taj Mahal, on a le souffle coupé quand même. Le mausolé est situé le long de la rivière Yamuna, entouré de jardins. En approchant, les motifs en pierres semi-préciseuses incrustées dans le marbre se font plus précis. Les pierres ont été acheminées des 4 coins de l'empire et au delà. Elles sont rouges, vertes en jade, bleues. Il y a aussi des bas reliefs scupltés à même le marbre et de nombreuses inscriptions, sourates du Coran pour accompagner la princesse vers le monde de l'au-delà. A l'intérieur du Taj, se trouve le faux cénatope de Mumtaz Mahal, rejoint par celui de Sha Jahan. Les deux vrais tombeaux se trouvent au sous-sol et sont inaccessibles aux touristes. Des deux côtés du Taj Mahal ont été construits deux batiments, à gauche, une mosquée de grès rouge et par soucis de symétrie à droite un batiment identique.

  

 

C'est un des plus beaux endroits construit par l'homme qu'il m'ait été donné de voir. La précision, la finesse avec laquelle il a été conçu et réalisé est impressionnante et l'ombre de la princesse Mumtaz Mahal et son histoire flottent dans l'air. Les monuments érigés au nom de la religion ou de la guerre, sont nombreux, mais ceux construits au nom de l'amour d'une femme, il n'y en pas beaucoup. Voir le Taj Mahal était un rêve de gamine, encore un de réalisé au compteur.

 



Publié à 17:22, le 1/06/2012, Âgrâ
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Nord de la Thailande

Aprés le Cambodge, je fais un petit saut en Thailande pour la simple et bonne raison que c'est le seul endroit en Asie du sud-est où l'on peut faire un visa pour l'Inde. Je pense y passer un petite semaine mais il faudra en fait 10 jours pour que le passeport soit prêt. Je le laisse donc à l'ambassade de l'Inde et pars rejoindre ma pote Pamela à Chiang Mai.

Le nord de la Thaïlande est une région montagneuse, nous décidons donc de partir en treck pour deux jours et notamment de partir à la rencontre des éléphants. En chemin, nous nous arrêtons dans une ferme à orchidées et à papillons.

 

  

Une fois arrivées dans les montagnes, il faut marcher 3h pour arriver au camp des éléphants. Nous traversons les rizières, montons des chemins particulièrment abruptes. Nous arrivons enfin au camp. Les pachidermes sont à droite, à gauche, ils mangent des branchages, ils sont très agiles avec leur trompe, ils cassent, plient et engloutissent leur casse-croute. Nous partons pour un petit tour à dos d`éléphant. Il avance à son rythme, fait une petite pause snack dans les fourrés...     

Après un bon petit repas, nous faisons un dernier petit tour de nuit pour observer les éléphants puis partons nous coucher dans la hutte située en haut d'une colline, avec vue sur toute la vallée.

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Le lendemain, après le petit dej, nous suivons les pachidermes à la rivière et leur faisons prendre leur bain, ils s'allongent dans l'eau sur le flanc et attendent que nous les aspergions et les frottons. C'est vraiment un moment particulier que j'apprécie. Nous quittons ensuite le camp et faisons du rafting en eau vive et du rafting en bambou puis retournons à Chiang Mai.

L'étape suivante est Pai, à 3 heures de route de Chiang Mai, en montant la route sinueuse dans les montagnes. Pai est un havre de paix, petit village au bord de la rivière, l'atmosphère est hippie. Nous louons un scooter et partons à la découverte des chuttes d'eau, du canyon et des petits villages authentiques. Le soir, au petit marché de nuit, nous goutons toutes les spécialités proposées...

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Il est temps pour moi de retourné sur Bangkok, mon visa indien est prêt et mon vol est dans deux jours. Je quitte l'Asie du sud-est et me dirige vers ma dernière étape, le sous-continent indien.

 



Publié à 17:33, le 11/05/2012, Chiang Mai
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Une journée dans l'insoutenable passé du Cambodge

Avant de repartir direction la Thailande, je passe quelques jours à Phnom Penh. La ville grouille de vie, les scooters, vendeurs de rue, marchés sont partout. La coin des expatriés et par extension celui des backpackers se situe le long du Mékong.On se sent vite à l'aise dans cette ville, les cambodgiens sont très amicaux.

Il y a un certain nombre de sites incontournables à visiter dans cette ville. Le palais royale, les temples et malheureusement les tristement célèbres Killing fields ainsi que le S21.

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Je visite ces deux derniers à la suite. Ce n'est pas la journée la plus gai de mon beau voyage mais il faut apprendre et se souvenir des cruautés que commet l'homme pour éviter qu'il ne les reproduise. Le site des killing fields se situe à la sortie de la ville. En arrivant sur place, au premier regard, on ne remarque seulement que cette haute pagode.  Le reste du site n'est que champs et verdure. L'audiophone est indispensable, c'est à travers les écouteurs que m'est racontée l'horrible histoire de ces gens assassinés au nom de la folie d'un seul homme, Pol Pot.

La visite dure 2h, la chaleur est insoutenable mais tout ce que je me dis c'est que je suis vivante. Plus d'un quart de la population cambodgienne a été tué dans ces champs de la mort. Il y en avait dans tout le pays.

Les balles coûtaient trop chères alors n'importe quel autre instrument faisait l'affaire pour battre à mort un homme à terre. Des enfants et des bébés étaient tués, balancés contre le tronc d'un arbre... Pour éviter d'allarmer les voisins avec les cris, des chants révolutionnaires passaient en bouclent. Pour vous mettre en situation l'audiophone passe les fameux chants ainsi que le bruit du groupe éléctrogène et vous savez que des milliers de gens sont morts avec ce fond sonore, ça glace le sang.

Le sol est parsemé de crevasses, résultat du vide que les restes humains ont laissés une fois retirés. Des ossement apparaissent à la surface quand il pleut, certains d'entre eux sont laissés volontairement, le proces des Khmers Rouges étant en cours, ils servent de pièces à conviction. Dans des urnes en verre ont été collectés les vêtements, dont certains sont tellement petits... Le dernier arrêt est dans cette grande pagode à l'entrée, elle a été construite à la mémoire des victimes et elle abrite les cranes et gros ossements des corps, il y en a sur plus d'une quinzaine d'étages...

 

Je me rends ensuite à S21 qui était une des prison et donc centre de torture à l'époque des Khmers Rouges. Certaines pièces ont été laissées en l'état, le lits sur lequel étaient torturés les prisonniers est toujours au milieu. Lorsque l'armée vietnamienne est arrivée à S21, n'ont été retrouvés que 7 survivants et beaucoups de corps sans vie sur ces fameux lits. Les visages des victimes sont affichés sur de grands panneaux, autant de femmes que d'hommes, des enfants, des vieillards, il n'y avait aucune pitiés. Ils étaient médecins, diplomates, ingénieurs, ils l'ont payé de leur vie et celle de leur famille.

Nous sommes plus familliers avec les horreurs commisent sur notre bon vieux continent le siecle dernier, le génocide cambodgiens à commencé il y a 40 ans sous les yeux de tous les pays occidentaux. Rien n'a été fait pour que le massacre ne cesse dans les plus brefs delais. Entre les 2 ans de purge, les famines, le travail forcé jusqu'à épuisement, le régime des Khmers rouges compte plus de 3 millions de victimes. La moyenne d'âge au Cambodge aujourd'hui est de 22 ans! Le Société cambodgienne ne s'est pas remise de ce cauchemar et panse toujours ses plaies.



Publié à 18:23, le 8/05/2012, Phnom Penh
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Le sud du Cambodge

Après avoir fait un petit stop à Battangbang, au milieu du pays, avoir fait un petit tour en train de bambou, avoir scruter tous les coins du petit marché et m'être faite masser par une personne aveugle (type de massage assez répendu au Cambodge inspiré des techniques de massage japonnais), je descends sur la côte du Cambodge.

 

 

 

 

Sihanoukville est la station balnéaire du pays. La ville est étendue sur différentes plages ayant chacune une ambiance bien à elle. Je choisie de me rendre à Otres Beach, la plus éloignée du centre et la plus relax de toutes. Le nouvel an cambodgien approche et c'est ici que je vais le célébré, du moins le premier jour des trois que compte la célébration. Le jour même, la fête commence, la tradition veut que vous soyez arrosé et le visage couvert de talc pour avoir une bonne nouvelle année... La mienne devrait être sympathique!

 

Le lendemain, après une trop courte nuit, je prends le ferry pour Koh Rong. J'ai entendu parler de cette petite île pour la première fois, à Kuala Lumpur. Jamie partait y travailler et m'avait chaudement recommandé de venir y faire un tour.

L'île est ouverte au tourisme depuis peu mais beaucoups d'auberges s'y sont implantées ces deux derniers mois. Je prends une chambre chez Laura, une italienne que j'ai recontrée à Sihanoukville et qui a son petit restau italien et 3 chambres sur un ponton. Dans les trous du plancher, on peut donc observer le va et vient des vagues. Elles me bercent pour m'endormir et me sortent en douceur de mon sommeil le matin. On se sent comme chez soit chez Laura, c'est un sacré personnage.

  

Cette petite île de paradis qui est la dernière de mon parcours, est aussi le dernier endroit où je peux plonger. Je me paye donc une journée au large, deux plongées et en bonus comme c'est encore le nouvel an cambodgien, un début de soirée improvisé sur une plage déserte avec guitare, bières, crustacés tout frais du village de pêcheurs d'à côté!

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De retour sur le plancher des buffles, je me rends à Kampot: petite bourgade, en longeant la côte vers l'est, pas tout à fait au bord de la mer. Les montagnes dans l'arrière pays regorgent de caves assez impressionnantes. En s'y rendant en scooter, on traverse de magnifiques paysages. La terre est ocre, jolie contraste avec le vert des rizières. les maisons sur pilotis, les enfants jouant dans des petites étangs et vous souriant en vous disant "hello" à chaque fois que vous passez.

L'heure du départ se rapproche, je retourne donc sur Phnom Penh pour y passer mes deux dernières journées au Cambodge. Adieu plages paradisiaques, adieu plongée, après 5 mois en votre compagnie vous allez terriblement me manquer!



Publié à 18:03, le 6/05/2012, Sihanoukville
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Les temples d'Angkor

Arrivée à Phnom Penh, je prends un bus direction Siem Reap. Pour visiter la cité perdue et les nombreux sites qu'elle comporte, il y a 3 pass de différentes durées. Je choisis celui de trois jours, je n'ai pas envie de courir de temple en temple, je veux avoir le temps de voir, observer, m'asseoir, m'impregner de ces lieux chargés d'histoire.

Le 1er jour, mon chauffeur de tuk-tuk, Kimlaï, me fait faire le tour du site principal. Le majestueux Angkor Vat, plus célèbre et plus grand des temples. La visite se poursuit par Angkor Tom qui est en fait un mur d'enceinte mais dont les massives portes sont ornées de ces énigmatiques têtes. A l'interieur de cette enceinte, se trouve un certain nombre d'autres temples.

      

   

Les escaliers sont raides, la chaleur intense, je suis toujours très contente de remonter dans le tuk tuk pour un petit tour cheveux au vent.

A  certains endroits, les murs sont pris dans les arbres, ce qui donne une petite idée de l'état dans lequel les ruines ont été découvertes au milieu du XIXeme siècle.

 

Les architectes d'Angkor ont conçu les temples en appliquant la vision hindoue du monde. Sur chaque bas relief, frontons se trouvent des représentations de nombreuses divinités dont Shiva qui est la divinité principale de plusieurs temples. Il y a aussi de nombreux animaux sacrés, le Naga, serpent à 7 têtes, les buffles et les éléphants.

   

Le deuxième jours, Bountian, mon nouveau chauffeur, vient me chercher pour m'emmener aux temples Ruolos, les plus anciens temples d'Angkor, à une dizaine de kilomètres des principaux visités la veille.

 

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En fin de journée, je m'assieds au sommet d'un des plus haut temple et observe le coucher de soleil sur la jungle...

Le troisième jour, je me rends sur un site plus éloigné, au temple de Batney Srei, un des mieux conservé. C'est un petit bijou, au dessus de chaque porte se trouvent des gravures somptueuses, fines. Seul problème, en venant tôt le matin je me retrouve au milieu des bus de touristes, trop de monde pour apprécier à sa juste valeur ce temple. Il est préférable je pense d'y aller plus tard dans le journée. (de facon générale, pour la visite des temples, il faut choisir, soit on supporte mieux la chaleur que le trop plein de touristes et on fait ses visites aux heures chaudes, soit l'inverse et on y va tôt le matin comme tout le monde).

Tout autant que la visite des temples, arpenter les chemins de terre ocre en tuk-tuk est un régal. C'est un lieu très touristique, mais il n'en est pas moins au beau milieu de la forêt voire la jungle. En passant de temple en temple, je traverse des villages avec maisons sur pilotis entourées de cocotiers, où les enfants jouent avec les chiots des rues et les femmes cuisinent à l'extérieur.

  

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Je dédicace cet article à ma Mutti qui a toujours rêvé de visiter ce lieu. Je te ferai la visite guidée en photos quand je rentrerai. Je t'embrasse fort.



Publié à 11:01, le 19/04/2012, Siem Reap
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