Mon tour du monde

Une journée dans l'insoutenable passé du Cambodge

Avant de repartir direction la Thailande, je passe quelques jours à Phnom Penh. La ville grouille de vie, les scooters, vendeurs de rue, marchés sont partout. La coin des expatriés et par extension celui des backpackers se situe le long du Mékong.On se sent vite à l'aise dans cette ville, les cambodgiens sont très amicaux.

Il y a un certain nombre de sites incontournables à visiter dans cette ville. Le palais royale, les temples et malheureusement les tristement célèbres Killing fields ainsi que le S21.

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Je visite ces deux derniers à la suite. Ce n'est pas la journée la plus gai de mon beau voyage mais il faut apprendre et se souvenir des cruautés que commet l'homme pour éviter qu'il ne les reproduise. Le site des killing fields se situe à la sortie de la ville. En arrivant sur place, au premier regard, on ne remarque seulement que cette haute pagode.  Le reste du site n'est que champs et verdure. L'audiophone est indispensable, c'est à travers les écouteurs que m'est racontée l'horrible histoire de ces gens assassinés au nom de la folie d'un seul homme, Pol Pot.

La visite dure 2h, la chaleur est insoutenable mais tout ce que je me dis c'est que je suis vivante. Plus d'un quart de la population cambodgienne a été tué dans ces champs de la mort. Il y en avait dans tout le pays.

Les balles coûtaient trop chères alors n'importe quel autre instrument faisait l'affaire pour battre à mort un homme à terre. Des enfants et des bébés étaient tués, balancés contre le tronc d'un arbre... Pour éviter d'allarmer les voisins avec les cris, des chants révolutionnaires passaient en bouclent. Pour vous mettre en situation l'audiophone passe les fameux chants ainsi que le bruit du groupe éléctrogène et vous savez que des milliers de gens sont morts avec ce fond sonore, ça glace le sang.

Le sol est parsemé de crevasses, résultat du vide que les restes humains ont laissés une fois retirés. Des ossement apparaissent à la surface quand il pleut, certains d'entre eux sont laissés volontairement, le proces des Khmers Rouges étant en cours, ils servent de pièces à conviction. Dans des urnes en verre ont été collectés les vêtements, dont certains sont tellement petits... Le dernier arrêt est dans cette grande pagode à l'entrée, elle a été construite à la mémoire des victimes et elle abrite les cranes et gros ossements des corps, il y en a sur plus d'une quinzaine d'étages...

 

Je me rends ensuite à S21 qui était une des prison et donc centre de torture à l'époque des Khmers Rouges. Certaines pièces ont été laissées en l'état, le lits sur lequel étaient torturés les prisonniers est toujours au milieu. Lorsque l'armée vietnamienne est arrivée à S21, n'ont été retrouvés que 7 survivants et beaucoups de corps sans vie sur ces fameux lits. Les visages des victimes sont affichés sur de grands panneaux, autant de femmes que d'hommes, des enfants, des vieillards, il n'y avait aucune pitiés. Ils étaient médecins, diplomates, ingénieurs, ils l'ont payé de leur vie et celle de leur famille.

Nous sommes plus familliers avec les horreurs commisent sur notre bon vieux continent le siecle dernier, le génocide cambodgiens à commencé il y a 40 ans sous les yeux de tous les pays occidentaux. Rien n'a été fait pour que le massacre ne cesse dans les plus brefs delais. Entre les 2 ans de purge, les famines, le travail forcé jusqu'à épuisement, le régime des Khmers rouges compte plus de 3 millions de victimes. La moyenne d'âge au Cambodge aujourd'hui est de 22 ans! Le Société cambodgienne ne s'est pas remise de ce cauchemar et panse toujours ses plaies.


Publié à 18:23, le 8/05/2012, Phnom Penh
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